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  • Photo du rédacteurEn attendant

Paradoxe

Dernière mise à jour : 10 févr. 2021

Dans l’espace liminal, alias ma salle d’attente , il y a du temps qui semble infini.

Alors, je pense évidemment. Je rentre à l’intérieur de moi.

Comme si je descends au sous-sol et je m’introspecte.

Ce n’est pas nouveau.

Mais pour faire changement, je m’attarde dans les zones lumineuses : mes forces, mes talents...


J’ai passé dans le passé beaucoup plus de temps à scruter mes zones d’ombre. Je crois que je m’y repère mieux que d’autres. J´ai cherché le laid, savoir où sont les faiblesses...

Ça me rassure de savoir ce qui se cache dans l’obscurité. Quand tu vois clair, tes enjeux ne peuvent pas te surprendre au détour...


Avoir quelqu’un qui me voit mieux que moi, je gère mal...


C’est plutôt difficile pour la plupart d’entre nous quand c’est un autre qui te dit

« tu es vraiment une personne qui aime avoir le contrôle...»

*face de chevreuil devant les phares*

« voire que j’ai pas vu ça... je savais même pas que j´étais comme ça... ».

L’autre, lui, te voit dans toute ta vulnérabilité. Plus nue que sans vêtements.

C’est inconfortable être vu comme ça par d’autres...


J´ai donc souvent flâné dans le sous-sol, du côté obscure, en espérant

connaître chaque recoin pour ne pas vivre d´autre surprise ou... pour mieux cacher.


Je suis plus consciente, mais je crois que la quête est vaine puisque je crois qu’il est impossible de tout voir, de tout savoir de nous-même. D’abord, on change.

Ensuite, on demeurera toujours imparfait. On s’améliore, mais on ne peut être sans failles, sans défauts...

Finalement, il y a ma théorie des paradoxes :

une grande force que l’on se reconnaît est liée et proportionnelle à une faiblesse

dont on se doute peu.


Cette théorie vient de ma tête donc ça vaut ce que ça vaut, mais j’ai remarqué qu’elle fonctionne souvent.

« je suis la personne la plus franche que t‘as jamais rencontré. »

et je la découvre à chuchoter avec mépris sur son ami en le saluant de loin...


Je crois vraiment que nous sommes fait d’un certain équilibre ; nous ne pouvons briller d’un côté de la médaille sans de l’autre, nous assombrir.



J´essaie de surprendre mes propres paradoxes, mais je sais qu’ils s’échappent

par mon angle-mort.

Comme le doute.

Je clame avoir un don du doute et de la nuance, donc... oui, mon paradoxe est que

je tire des conclusions super hâtives, affirme mille et une convictions

et affiche une sur-confiance.

Tout ça co-existe en moi.


J’ai envie de t’interpeler ici... mais j’haïe les questions en fin de texte pour « engager »

le lecteur dans une communication. Tant pis..

Pense à cette grande qualité que tu te reconnais, est-ce que tu vois son opposé chez toi ?

Dans le changement, il y a beaucoup de temps pour penser et s’observer.

C’est normal que je revisite certaine croyance sur moi-même.

C’est inconfortable, anxiogène, mais c’est le bon moment pour le faire.


Après, je pourrai confortablement sortir de ma tête et présenter au monde mon nouveau visage : encore beau et encore laid.

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