top of page
Rechercher
  • Photo du rédacteurEn attendant

Communiquer

Dernière mise à jour : 10 févr. 2021

Faire un changement majeur, ça fait des vagues à l'intérieur, mais à l'extérieur aussi.

Oui, le changement déborde souvent de notre simple personne.

Il rejoint, absorbe, voire submerge ceux.celles qui nous entoure.


Que l’autre le vive avec nous, comme un couple qui attend un enfant.

Qu’il.elle nous y accompagne comme un témoin, support. Ou qu´il.elle vive les impacts directs de nos changements...

Les gens autour de soi sont rarement indifférents et passifs face à notre changement.


Ils peuvent même devoir se réajuster, s’adapter voire changer eux-mêmes.

Oui, notre changement peut en entraîner un chez nos proches. Un changement non-choisi. Imposé. Tu as déjà essayé d´amener quelqu’un à changer ? arrêter de fumer ? être plus organisé ? être plus romantique ? conduire moins vite ? moins dépenser ?

Ça a marché ?

C’est pour dire à quel point on réagit mal quand un changement nous est imposé par quelqu’un d’autre. Cela nous amène à résister en fait.


Donc, en plus de vivre nos propres résistances vis-a-notre changement, on peut vivre les résistances des autres. Recevoir leurs peurs, leurs angoisses....


Lui : « Bien sûr que je t’appuie ma chérie, mais si nos finances battent de l’aile, tu retournes prendre un poste comme travailleuse sociale, hen ? »


Je tremble à l’intérieur.

L’argent.

La sécurité de ma famille.

Je veux pas créer une situation précaire pour ma famille. Oh mon dieu, s’il fallait qu’on arrive plus à payer et qu’on doive déménager à cause de MOI.

Et les scénarios catastrophes partent à l’intérieur de moi et l’anxiété grimpe.


L'idée de prendre la porte qu'il ouvre, de me sortir de la salle d'attente, devient tentante. Les peurs de mon chum qui rencontrent les miennes. Beau cocktail pour faire déraper mon changement.


C’est important d´être conscient que les autres peuvent aussi vivre des émotions face

à notre changement et qu´ils peuvent nous les ‘pitcher’ au visage à tout moment.

J'identifie l’émotion qu’il vient de me lancer, la valide, l’explore avec lui, lui parle de comment je reçois cette émotion, lui parle de ce que moi, je vis et ce que j'ai besoin.


Moi : « Qu'est-ce que tu ressens à l'idée que je ne prenne pas un poste si nos finances battent de l'aide ? Ça te fait peur ?... Moi, ça me fait peur, ça me terrifie en fait. Je fais de l'angoisse à l'idée de nous faire vivre de l'insécurité financière. Quand tu me fais part de tes peurs, je remets en question ce que je suis en train de faire, tout le chemin parcouru. Ça me plonge dans mes propres peurs. Je ne veux pas perdre de vue mes aspirations, alors j'ai besoin de courage, d'encouragements. Être courageux ensemble. Qu'on ait confiance en moi et en mes projets. »


Oui, même en pleine crise personnelle, je dois être disponible aux autres.


Au fait, ça se passe pas toujours comme ça et parfois, ça sort tout croche.

C'est tout de même important pour moi d'ESSAYER de parler, d'écouter, de maintenir la communication pour ceux.celles que j'aime. J'essaie de prendre soin de l'autre en espérant qu'il prenne soin de moi aussi. Un réel échange dans lequel la communication est clé.


Savoir communiquer évite les conflits, mais surtout la surprise de se retrouver éloigné et vraiment pas à la même place que ceux.celles qu'on aime...


J'ai réalisé cet automne qu'en faisant ce blogue, ce journal,

je communiquais ici plus qu'ailleurs.

Après des semaines à écrire ici, le changement était de plus en plus clair pour moi.

Le virage était bien amorcé dans ma tête.

Mais pas pour les autres. Mon entourage avait pas du tout suivi.


Mes idéaux, mes objectifs, mes rêves et mêmes valeurs se transformaient, mais si mon entourage lisait pas mon blogue, ils étaient plus ou moins au courant.


Il y a eu un décalage.

Je référais alors mon monde à mon blogue, mais rapidement l'absurdité de la chose

m'a sauté au visage.

J'ai décidé que parler face à face, franchement, de ma transformation était un nouvel exercice de courage...

Je fais pas juste l'écrire, seule, devant mon ordi, je fais face au monde et je leur dis.


J'ai réalisé en fait que si je n'en parlais pas maintenant, le décalage allait juste s'accentuer. Qu'après le virage dans ma tête, j'amorçais celui dans ma vie avec des choix et des actions nouvelles..

J'ai compris que si mon entourage était pas au courant de ce qui se tramait dans ma tête, ils allaient être pris au dépourvu tantôt devant le changement qui allait s'incarner concrètement.


J'allais avoir des "what the fuck" collectif, du genre :

« BEN VOYONS, ÇA SORT D'OÙ CÀ ? »

« On te reconnaît plus. »


Être pris au dépourvu aurait impliqué qu'ils réagissent encore plus émotivement, qu'ils se braquent et résistent encore plus au changement.

J'ai réalisé l'importance de communiquer.


J'ai donc commencé à le faire et je n'arrête plus depuis...


Pour vrai, c'est devenu une blague chez nous.


Lui : mes boxers tiennent à peine sur l'élastique, mais je peux pas les jeter, j'en ai pas d'autres !

Moi : ben quand tu s'ras tanné et rendu à porter la même bobette toute la semaine, tu vas peut-être t'en acheter. Ils en vendent encore au magasin, tsé, et font même la livraison !

Lui : Oui, mon amour. Tu es en changement et tu ne veux plus répondre aux besoins des autres en priorité, mais à tes besoins. Je l'sais ! Je disais juste ça de même.

Moi : oh s'cuse, c'est intense mon affaire. 😂 J'affirme, je décrète, avec ardeur et conviction, que je ne t'achèterai pas tes culottes ! Tiens, toi !

J'aime quand même plus qu'on puisse rire ensemble de mon changement et de tout ce que ça chamboule, que d'être seule sur ma route.

21 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page